Ski, aperçu de la saison 2025 - 2026Arpelistock, avec l' UNINE Alors que nous sommes encore en hiver, les conditions printanières sont avancées. Pour fuir les dangers d’avalanches qui menacent les accès, mieux vaut monter en cabane le matin. Aussi, nous nous calquons sur le fait que nous allons atteindre le but du jour vers midi, et on « trust le process » comme on dit maintenant. Pour une fois, c’est une équipe complète de jeunes gens du SUN qui se retrouve au Lauenensee en ce samedi matin. A 7, nous empruntons le sentier, parfois enneigé, parfois pas, qui mène à la cabane Gelten. Plus haut, skis aux pieds nous pouvons attaquer les quelques conversions qui permettent de franchir le passage du Geltenschuss. Une coulée se déclenche dans une pente qui a déjà chauffé et vient se déposer à quelques encâblures de la trace où l’on était 30 minutes avant. Heureusement, nous n’en sommes que les spectateurs. Les mises en garde ne sont pas des paroles en l’air. Comme prévu, nous cassons la croûte de midi sur la terrasse accueillante du refuge. Il serait tentant de ne plus bouger, mais ça risque d’être long ainsi jusqu’à l’heure du repas du soir ; donc nous chaussons nos skis et nous dirigeons vers le splendide Rottal, vaste plaine alluviale entourée de superbes cascades de glace. Quelques souvenirs me reviennent à l’esprit (photos 58 et 59). Puis, après avoir interrompu la sieste d’un troupeau de chamois, sorry mais on vous a vu brouter les quelques taches vertes juste après donc notre intrusion n’a pas du être trop grave, de magnifiques virolets en neige de printemps et un exercice DVA nous ramènent sur cette terrasse qui s’est remplie. Soirée et nuit en cabane comme d’habitude ; ça faisait quelques temps que je n’en avais plus fait, et ça ne me manquait nullement. Tout comme le réveil d’ailleurs, mais on s’y fait, il y a du monde sur ces classiques. 3 heures de montée à l’ombre nous mènent à l’Arpelistock 3035m, un sommet que j’ai gravi pour la première fois il y a 40 ans en compagnie de mon oncle et mon grand-père, ça ne rajeunît pas. L’équipe au complet, nous nous rinçons l’œil sur un paysage que l’on ne se lasse pas d’admirer. Seulement voilà, les impératifs nivologiques sont les mêmes qu’hier, mieux vaut ne pas se trouver trop tard dans les pentes inférieures Je flaire une variante qui permet d’éviter de remonter à la cabane et qui offre du ski ma foi pas si mal. En bas, c’est à nouveau en mode chaussage / déchaussage que nous atteignons les voitures. Pour clore la sortie, bien qu’il fasse soif, un petit verre sur une terrasse de Gstaad me fait regretter le calme relatif des montagnes. Et entre la clientèle de la cabane et celle de la station, je ne sais pas, façon d’écrire, laquelle je déteste le plus. Mais en tous les cas, bravo les jeunes, ce fut une magnifique sortie. On se revoit, avec certaines d’entre vous dans un mois, dans un autre massif.
Mannlifluh, versant nord-ouest Depuis bien longtemps, cette descente était dans mon viseur, notamment avec le vieux topo « ouest suisse » de F. Labande et mes visites régulières en ces lieux. Et surtout l’envie de ne pas être dans les foules des classiques. Puis, il faut toujours trouver le bon alignement de planètes pour se faire une journée parfaite. Elle s’est donnée le 5 mars, avec mon vieux copain Gazeux. Déjà, ne pas partir trop tôt en profitant du Magic pass avec les tire-fesses du Wiriehorn, qui ne pourront plus être utilisés durant cette fin de saison car fermés dès le 9. De là, une petite heure de marche à essayer de suivre mon coéquipier, qui s’entraîne toujours trop (et moi pas assez, vaste débat), nous voit déboucher sur le Gurbsgrat. Dépautage, descente raide en traversée jusqu’à la combe nommée « Butschi », au milieu des chamois. 700m de montée, tantôt skis aux pieds que sur le sac nous séparent du sommet que nous atteignons plutôt facilement grâce à une bonne trace, hormis quelques passages en natation dans de la neige sans consistance que quelques pas de dry tooling permettent de passer. 50 mètres sous le sommet, on se dit qu’on a passé l’âge de vouloir skier n’importe où, notamment cette arête cornichée et expo avec des rochers. Nos lattes resteront là où il est facile de les chausser et nous atteignons le plus haut point du Diemtigtal à pied, moins de 4 heures après avoir quitté la civilisation. Aujourd’hui, tout est jaune, tant l’air que le paysage sont saturés de sable du Sahara, mais où est donc passé notre belle Suisse ?? Bref, on s’en fout de la politique, nous sommes, comme Renaud, des « riendutoutistes » assez impatients d’éprouver les plaisirs de la glisse. La première partie passe facilement en zigzaguant à travers quelques rochers, puis la neige devient plus changeante. Il faut skier « soft » dans des conditions plutôt bonnes, mais qui ne pardonnent aucune erreur. Ensuite, après quelques poussées de bâtons, nous trouvons de grands champs de neige de printemps, avant le bon couloir raide qui nous permettra de quitter cette combe sauvage, où nos expériences, communes ou pas dans les sapins de la Golatte, nous permettent de nous en sortir sans chute. La fin de la descente se passe bien, en snakant entre les zones de protection de la faune, jusqu’à la fin des pâturages enneigés. 200 mètres de collines à vaches boueuses (voir beuzeuses ?) nous permettent de rejoindre l’arrêt de bus le plus proche, avec les godasses et le falzar dignes d’un enfant qui est allé jouer dans l’étang qu’on avait près du chalet, ou quand on descendait en BMX depuis ce dernier, à l’époque… Tout ça pour dire que la virée en vaut le coup, mais ce qui est cool, c’est que quand on se retrouve entre quinquas, on fait encore les mêmes bêtises, avec le même sourire en coin, que dans les années 80, et ça, c’est ce qui fait que la journée est réussie !! Merci copain ;-))
CPNE-2026, Partnun, Rätikon, Grisons. 23-27 février Je vais essayer de ne pas raconter la même chose chaque année au sujet de ce camp. On prend quelques habitués, des nouveaux, jeunes et moins jeunes et on recommence. Pour moi, c’est le 18e ; avec Olivier l’organisateur, nous formons presque un vieux couple, ou un trouple car depuis quelques éditions, Bastien est parmi nous. C’est à 17 que nous débarquons à St-Antönien où nous laissons les bus pour monter à Partnun, bien chargés. Le ciel est bas, de monstrueuses avalanches sont descendues partout et il y a des tonnes de neige, c’est impressionnant ; la retenue va s’imposer. Nous prenons nos quartiers au Berghaus Sulzfluh à 1772m, un petit coin de paradis. Mardi, hélas il pleut jusqu’à 2000 au moins, ça ne s’arrête qu’en fin d’après-midi, quel gâchis ! Au moment de se coucher, le ciel est dégagé, ça va se tendre. Mercredi, grand beau, le paysage est féérique, le bulletin d’avalanche compliqué. Nous partons en direction de la cabane Carschina, au pied des falaises du Rätikon. Une belle descente peu raide en neige de cinéma s’offre à nous jusqu’à 2000m, ensuite c’est très mou et piégeux pour rejoindre notre auberge à 11h tapante, pour aujourd’hui, le ski est terminé, comme au printemps. La fondue sur la terrasse est appréciée au plus haut point, avant le concours de recherche de DVA au centre s’entraînement qui est juste en dessous, c’est idéal pour nous. La totalité de l’équipe y passe, certains d’entre nous localisent des appareils avec la sonde en moins de 2 minutes, ça met en confiance. Merci l’équipe, la semaine était superbe, l’équipe géniale, on s’est bien marré, surtout avec ce que je n’ose pas évoquer ici ;-)). Merci !! 15 février, Cette fois, le paquet de neige est tombé, à partir d’une certaine altitude, où il me semble intelligent de ne pas aller traîner pour le moment, la saison est encore longue. Avec Nino et Steph, on se dirige cette fois vers le sauvage groupe des Vanils, en pays gruyèrien. Au parking, à 940m, il n’y a pas beaucoup de neige. Juste assez pour monter. Le brouillard est là. Même si je sais à peu près où je veux aller, j’aime bien laisser de la place à l’improvisation. Le degré de danger est de 3- à partir de 1800, nous ne prenons pas de risques inconsidérés. Depuis 1600, le soleil arrive, le paysage change, hivernal à souhait au pied du Vanil noir. Pas de signes d’alerte, de plus nous évitons les grosses accumulations et débouchons ainsi au col de Bounavaletta 1995m. Nous n’irons pas plus haut. Superbe descente de 350m, tellement superbe que nous recollons les peaux pour un second tour. La suite se passe bien, à part 2-3 cailloux et la traversée d’un reste de coulée qui n’était pas là quand on est monté 2-3 heures avant. Plus bas, un pâturage en neige mouillée, puis un chemin bien enneigé, sauf 500m environ, nous ramène à la voiture skis aux pieds. La prochaine perturbation, avec souhaitons-le, le prochain mètre de neige est déjà en embuscade. Un bien joli coin où je me réjouis de revenir.
On prend les même et on recommence. Le site « powderguide » cible les endroits où il va tomber plus de neige qu’ailleurs. Bien que nous soyons des vieux maintenant, on sait vivre avec notre temps. Selon les conseils virtuels, cap sur les Mosses, en direction du classique Pic Chaussy. Bah, on n’y sera pas seuls, on est samedi en plus. Mais les vieux renards que nous sommes, parvenons à « snaker » tout un groupe du CAS plus plein autres avant le petit passage délicat de la corniche. Sinon, on était bon pour attendre une demi-heure, en se tapant des bavardages et des théories de plombiers à n’en plus finir ; de ces moments où l’on aurait envie de se mettre le casque sur les oreilles avec la zic-mu à fond pour échapper à tout cela. Au sommet, on ne traine pas, d’ailleurs y’a pas beaucoup de place pour nous. Mais de la place dans la poudre, il y en reste, alors zou. Un petit couloir nous fait de l’œil, mais au moment de glisser dans celui-ci, on se demande si tout cela a encore un sens, et finalement on descend au plus évident. Le couloir s’est fait par un solitaire juste derrière nous, nous avons assisté à sa descente en remontant sur Le Triau. Depuis ce dernier, une jolie descente, en bonne neige avec encore plein de place, pour une fois sans touchettes, nous ramène directe à la bière. Belle journée !
24 janvier 2026, Petite sortie entre potes pour se refaire les jambes, ça fait un bail qu’on ne s’est pas vus avec Steph. Après avoir trouvé le projet prévu, au bas du Diemtigtal trop peu enneigé, on se dirige vers le parking de Fildrich, déjà bien rempli. Direction Türmlihorn et son couloir nord ; le bémol, c’est qu’on ne va pas beaucoup voir le soleil. Par une montée efficace, les quinquas en ont encore sous la semelle, nous rejoignons la corniche de sortie. Pour la descente, c’est une autre histoire, replonger dans l’ombre, de vieilles traces qui secouent sous la petite couche tombée cette nuit, il faut s’accrocher. Plus bas, c’est plus régulier et on peut se laisser aller. Vivement qu’il neige !!
Décembre / Janvier : entre grimpe en t-shirt, GRIP, grippe, une petite sortie cascade dans le Jura, qu’il ne vaut même plus la peine de mentionner car tant à Court qu’au Forgeron (Pichou), on y faisait la queue et ça ne dure pas longtemps, j’ai chaussé quelques fois les skis ; plutôt en station. J'ai guidé des clients lors d'un cours avalanche par un haut degré de danger, et c'était vraiment intéressant d'entendre tous ces "woums" et faire des blocs glissants qui partaient seuls, lors du sciage. Ce que l'on raconte, ce ne sont pas des conneries, ça n'arrive pas qu'aux autres, et comme souvent, quand on s'en rend compte, c'est déjà trop tard, alors soyez prudents!! Si il y a eu quelques beaux virolets et déjà une réparation de ski, merci à la maison Hirschi, ça manque franchement de neige. Il semblerait que le sud des Alpes soit plus chanceux cette année.
Précautions à prendre lorsque l'on croise des galinettes cendrées et autres habitants des lieux Pour plus d'informations...
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